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Histoire d'un projet

 

 

Les enfants étant arrivés très vite après notre mariage, les premières vacances ont été de type "camping". Olivier ayant dû abandonner la moto pour une auto, nous y avons adjoint rapidement une caravane.

Mais avec 1 puis 2 bébés, le mobil-home s'est imposé, surtout que nous souhaitions pourvoir en profiter le plus souvent possible.

Nous avons passés quelques mois de week-end et de vacances dans le mobil-home de bord de mer à Argelès (Pyrénées-Orientales), mais très vite, l'idée d'un "petit bateau pour aller sur l'eau" s'est s'imposé, il était en effet difficile à Olivier de rester au bord de la mer sans y aller dessus.

L'achat de notre premier bateau familial s'est donc fait avec un Agena de chez Kirié, petit voilier de 6,40 m avec lequel nous sommes bien amusé, mais avec lequel nous avons tout aussi vite été frustrés, pas assez grand, pas de vraie croisière envisageable.

La solution a consisté à tout revendre pour s'acheter un "vrai bateau habitable". Il y en a un qui nous faisait bien rêver mais qui était un peu cher pour notre bourse, c'était le Dufour 31. Au détour d'une promenade sur les quais de St Cyprien, un 31 était de passage et en entamant une discussion avec le propriétaire, il nous a invité à visiter. Coup de foudre, nous ne voulions plus un autre modèle que celui-là.

Après de longues recherches, nous en avons trouvé un à nos prix, et de plus, il n'y avait rien à redire sur l'état du bateau. Sandpiper (c'est son nom) est entré dans la famille.

C'est avec lui qui nous avons fait nos premières armes de navigations et de croisières familiales.

Nos lectures nous faisaient croiser souvent au détour d'un livre ou d'un magazine les histoires de gens qui avaient largué les amarres, qui pour un an, qui pour plus longtemps... Et tous avaient l'air enchanté. (Peut-être les autres n'ont-ils pas écrit ?)

En famille (surtout en couple, les filles étant vraiment trop bébés pour s'y intéresser) nous rêvions... Ce serait chouette de partir un an, ... D'ailleurs, même avec le 31 si on voulait, on pourrait faire pareil... Evidemment, un an sans salaire... ils en ont de la chance...

Petit à petit, l'idée de faire pareil s'est imposé, il suffisait de se laisser un peu de temps pour économiser. Nous commencions à en discuter comme une possibilité réelle, puis à en parler dans notre école... Et finalement nous avons décidé de nous lancer.

Rendez-vous avec le patron positif, nous décidons de partir après 4 années d'économies, avec le 31. Les coups de sonde auprès de l'administration pour savoir s'il était possible d'obtenir une dérogation de première catégorie pour le 31 (qui est homologué en 2nde) ne sont pas très bons.

Un matin d'octobre 99, du bord de Sandpiper, nous assistons au ballet de visiteurs pour l'achat du bateau de notre voisin de ponton, un Dufour 4800. Nous ignorions qu'il le vendait.

On s'intéresse à la chose, on parlemente, on réfléchi, puis on dit au proprio que s'il est d'accord pour attendre la vente de Sandpiper, nous le lui achetons.

Oh, nous dit-il, mais c'est que je cherche un bateau plus petit que le 4800, et je visiterais bien le vôtre...

Ainsi fût fait, nous avons échangé nos bateaux respectifs, Audélie remplace Sandpiper. Et cerise sur le gâteau, les anciens propriétaires d'Audélie (ou nouveaux propriétaires de Sandpiper, il faut suivre !) sont devenus d'excellents amis.

Nous pouvons donc maintenant passer à la phase projet du voyage.

Nous envisageons un tour de l'Atlantique classique.

Départ prévu début juillet 2003 de Saint Cyprien (vers le 6 ou le 7 ).

Première escale (selon météo) à Espalmador près d'Ibiza ou nous n'avons que d'excellents souvenirs des vacances précédentes.

Descente ensuite de l'Espagne vers Gibraltar, le plus rapidement possible.

Découverte de l'Atlantique ensuite avec la descente sur Madère

et enfin les Canaries ou nous laisserons Audélie le 15 août pour 2 petits mois afin de faire la rentrée scolaire, jusqu'aux vacances de Toussaint.

Retour au Canaries le 30 octobre (les billets sont déjà pris) et visite de l'archipel.

Transat, puis balade sans se presser dans l'arc antillais (on verra plus tard pour le détail).

Début juin, retour par les Bermudes et les Açores, pour une arrivée à Saint-Cyprien début août.

Voyage classique donc, mais pour nous, c'est l'AVENTURE.

 

 

   
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